Contrat Freelance

CGV de freelance : ce qu'elles doivent contenir, client pro ou particulier

Vos conditions générales de vente sont le socle de toutes vos missions : ce qui s'applique quand rien d'autre n'a été négocié. Elles ne se rédigent pas du tout de la même façon selon que vous travaillez pour des entreprises ou pour des particuliers.

Mis à jour le 23/09/2026 · sources : Legifrance

Obligatoires ou non ?

Entre professionnels, vous devez communiquer vos CGV à tout client qui les demande (art. L441-1 du Code de commerce) ; elles comprennent obligatoirement les conditions de règlement, les éléments de détermination du prix et les pénalités de retard. Face à un particulier, l'information précontractuelle est obligatoire avant toute commande (art. L111-1 du Code de la consommation) — et les CGV sont la façon la plus simple de la donner.

Le contenu, en B2B

  • Conditions de règlement : délai (30 jours à défaut d'accord, 60 jours ou 45 jours fin de mois au maximum), acompte, moyens de paiement, escompte éventuel.
  • Pénalités de retard au taux de la BCE majoré de 10 points (ou un taux convenu, au moins égal à trois fois le taux d'intérêt légal) et indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement. Leur absence est sanctionnée d'une amende administrative pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique.
  • Détermination du prix : taux journalier, forfait, barème, révision éventuelle.
  • Propriété intellectuelle, responsabilité (plafonnée), résiliation, litiges.

Le contenu, en B2C

  • Prix TTC (ou la mention de franchise de TVA), caractéristiques du service, délai d'exécution — à défaut de délai, 30 jours au plus (art. L216-1).
  • Droit de rétractation de 14 jours et son formulaire type, pour les contrats conclus à distance ou hors établissement ; la règle de l'exécution anticipée.
  • Médiateur de la consommation : nom et site. Vous devez adhérer à un dispositif de médiation ; l'omettre expose à une amende administrative.
  • Garanties légales et responsabilité de droit commun : aucune clause ne peut réduire le droit à réparation du consommateur (art. R212-1).

Trois pièges fréquents

La clause attributive de compétence. « Tout litige relève du tribunal de commerce de ma ville » n'est valable que si toutes les parties sont commerçantes. Un micro-entrepreneur en activité libérale ne l'est pas : la clause est réputée non écrite. Face à un consommateur, elle est toujours inopposable.

Les CGV copiées d'un e-commerçant. Livraison, transport, retour des produits : rien de cela ne concerne une prestation intellectuelle. Pour une boutique en ligne, generateur-cgv.com est l'outil adapté ; ici, les CGV sont écrites pour du service.

Des CGV que le client n'a jamais vues. Des CGV ne s'appliquent que si le client les a acceptées avant de commander : renvoyez-y dans le devis (« la signature vaut acceptation des CGV jointes ») et joignez-les.

Pour les mentions légales de votre propre site, voyez legal-site.fr.

Questions fréquentes

Mes CGV peuvent-elles servir de contrat ?

Pour des missions courtes et répétitives, oui, avec un devis signé qui y renvoie. Pour une mission longue ou qui porte sur une œuvre, un contrat particulier reste préférable : il fixe ce que les CGV ne peuvent pas prévoir (périmètre, jalons, cession délimitée).

Dois-je afficher mes CGV sur mon site ?

Si vous vendez à des particuliers en ligne, oui : elles doivent être accessibles avant la commande. Entre professionnels, il suffit de les communiquer à la demande — en pratique, avec chaque devis.

Le médiateur de la consommation est-il payant ?

Pour vous, oui (adhésion à un dispositif de médiation, souvent quelques dizaines d'euros par an) ; pour le client, la médiation est gratuite.

Modèle indicatif à personnaliser — ne constitue pas un conseil juridique. Faites valider par un professionnel pour un enjeu important.